Le défi: utiliser ma propre argile
Je ne parts pas de zéro, les essais initiaux étaient concluants, voir l’article « argile du jardin »

Voici son analyse chimique réalisée par la Société Française de Céramique:
SiO² 75,52; Al2O3 13,19; TiO2 0,82; Fe2O3 4,35; CaO 0,66; MgO 0,89; K2O 0,89; Na2O 0,70; P2O5 0,09 et Perte au feu à 1150°C 4,32
L’analyse chimique ne permet pas de dire dans quelle catégorie ranger cette argile. Cette composition ne permet pas d’en prédire les propriétés physiques.
Pour exemple, l’analyse chimique du grès de St-Amand chamotté :
SiO² 65,30; Al2O3 21,10; TiO2 0,80; Fe2O3 1,41; CaO 0,22; K2O 1,68; Na2O 0,32; MgO 0,15; MnO 0,02 et Perte au feu 9,00
Quelle méthode appliquer pour l’utiliser en poterie?
De mes précédents essais je retiens: argile de bonne qualité, qui se tourne bien, qui se cuit un peu comme du grès, à 980°C pour le dégourdi (de couleur orange) et 1200°C pour une couverte ou un émail . Elle devient orange clair à 980°C et donne une belle couleur rouge grenat à 1200°C.
Mais il y a des échecs dont il faut tenir compte:

Avec un certain type d’émail le pot peut se fendre.
A 1280°C elle devient noire (magnétite) et se met à fondre:

Tout d’abord, je choisis le type de cuisson:
– pour la 1ère cuisson en dégourdi: 980°C comme le grès / 1020°C comme la faïence, ou entre les deux : 1000°C ? Je vais choisir 1000°C car ce n’est ni un grès (elle fond au delà de 1280°C) ni une faïence (elle ne fond pas à 1200°C)
– pour la 2ème cuisson après couverte ou émail: je vais choisir 1200°C car en dessous la couleur serait moins belle et les pores seraient moins fermés. Au dessus de 1200°C, je crains le début de fusion et la magnétite noire.
Ensuite, je cherche une recette d’émail compatible:
Ceci pour éviter deux risques, celui que le pot se fende comme ci-dessus et celui d’ un tressaillage de l’émail. Dans l’article sur le coefficient de dilatation thermique , je précise: « il faut que le CDT de l’émail soit inférieur à celui de la pâte. Des tolérances sont acceptables, évaluées à 10 à 15 points pour la faïence et à 1 à 5 points pour le grès et la porcelaine. »
C’est bien la théorie mais que faire de cette affirmation?
Comment connaître le coefficient de dilatation de cette argile. Je peux mesurer son retrait au séchage et son retrait à la 1ère et à la 2ème cuisson. Il faut le mesurer sur des bâtonnets d’argile. Je peux aussi m’enquérir de sa tension superficielle en entrant les données dans le logiciel libpotoulz. Je peux dans le même logiciel connaître la tension superficielle de l’émail. Mais c’est compliqué et comment être sûr de la compatibilité?
J’avoue là mon ignorance. Avant de me lancer, je vais faire appel à des compétences par les réseaux et mes référents de confiance.
La question : comment choisir un émail adapté à cette argile?
J’écrirai la suite après réception des réponses et si je n’en ai pas je ferai des essais sur divers types d’émaux cône 6 .
