On parle ici d’un émail sur grès avec cuisson en oxydation au four électrique à haute température.
50 nuances de gris
Ce titre, c’est pour paraphraser la saga cinématographique de Sam Taylor-Johnson parue en 2015. Il y a effectivement environ 50 nuances de gris achromatiques par assemblage de blanc et de noir. De plus, on compte environ 150 gris chromatiques dont la couleur peut couvrir toute la gamme du spectre. Il y a aussi toutes les variantes de « rendu » propre aux émaux: mat / brillant, transparent / opaque, perlé/granité, chaud/froid,…mais comme tu le sais, créer un émail qui te plaise vraiment c’est chercher la perle rare. On espère toujours et on recommence encore et encore.
En pratique, il faut tout-de-même que tu aies une petite idée de l’émail qui te plaît, mais les goûts et les couleurs…
Tu peux changer les paramètres et obtenir d’autres recettes.
Voici les 3 recettes retenues:
N°1/ RMC de Ronald Boersen 174695 (2021)
N°2/ R71 de Clara Giorello 110035 (2020)
N°3/ Grey-G2934Y de NBSA 763615 (2025)
Quels oxydes composent ces recettes?
Dans les 3 recettes ci-dessus on a les oxydes suivants:
Rutile, Di-oxyde de Manganèse, Carbonate de Cobalt, Oxyde de Titane, Oxyde de Cobalt, Oxyde de Nickel, Silicate de Zirconium, et stain (colorant de masse non spécifié) pour la recette N°3 qu’on va ignorer car inconnu.
De plus, ce sont des recettes étrangères dont il faut modifier les composants de base pour trouver les équivalents disponibles en France.
En théorie, quels oxydes donnent du gris?
Une recherche par ChatGPT me donne les choix suivants:
Oxyde de fer (Fe₂O₃ / FeO) — base classique pour gris à gris-brun ; selon quantité, température et atmosphère il sombre ou devient brun. (utile comme « fond »). DigitalFire+1
Oxyde de manganèse (MnO₂) — assombrit (vers brun/noir) et tend à donner des nuances chaudes ; utile en petites quantités pour enrichir un gris. The Ceramic School+1
Rutile / TiO₂ (rutile) — donne des effets mouchetés, marbrés, « perlé/mottled » ; provoque des stries et « pearlings » quand on le combine à certains fondants. Très utilisé pour obtenir un gris perlé irisé/variegated. Ceramic Resource+1
Cobalt (très faible dose) — même toute petite quantité (<<1%) peut tirer vers le bleu/gris froid ; combiné au fer/ manganèse il aide à stabiliser un gris froid. The Ceramic School
Chrome (Cr₂O₃) — peut produire gris/olive/vert selon proportion ; à doser prudemment (2% et moins généralement). Bonjour Céramique Paris
Zirconium ou oxyde d’étain (ZrO₂, SnO₂) — opacifiants : si vous voulez un gris perlé/opaque (et non transparent), on rajoute du zirconium ou du SnO₂. Ex. produits « gris perle » commerciaux contiennent Zr.Ceradel+1
On constate qu’il y a concordance entre les oxydes des 3 recettes et les oxydes cités par chatGPT
Adapter les 3 recettes avec mes composants
Pour chaque composant tu peux obtenir des informations dans Glazy.org en double-cliquant sur le composant. Par exemple : pour frita 174 dans la recette N°2 , l’équivalent est la Fritte 3134 que j’ai achetée chez Ceradel.
Tu peux aussi le chercher la composition dans digital fire.
Tu composes une fritte de composition proche par assemblage des frittes dont tu disposes. Par exemple: F3124 dans la recette N°1 RMC : j’ai pris 90% de F3195 et 10% de F3134 dont je disposais. Pour F3249 dans la recette N°3 G2934Y j’ai pris 80% de la fritte F3195 et 20% de F1254. J’essaie d’avoir au moins les concentrations les plus proches en Al2O3 et SiO2. Tu n’obtiens pas exactement la même composition mais tu obtiendras un émail de ta composition.
Mon avis: émail semi-brillant de couleur gris-vert avec des trainées brunes gris-foncé. La recette seule suffit, inutile d’y ajouter d’autres oxydes. Je vais garder le N°1
Mon choix se porte sur 2 bases déjà utilisées et validées en laboratoire pour un usage en poterie utilitaire. Je sais que l’ajout d’oxydes différents de ceux de l’émail testé peut en modifier le résultat mais au moins je ne cours pas de risque sur le choix de la base.
N°1: KG Keen Green N° 6356 déjà utilisée pour les verts: Potash Feldspar 48,42; Silice 19,79; Gerstley borate 14,32; Craie 8,53; Dolomie 6,32 ; Kaolin 2,63
et
N°2: Vienne 2025 déjà utilisée pour le rose : Wollastonite 25; Ferro Frit 3134 20; Kaolin 20; Silice 20; Feldspath potassique 15; Oxyde d’étain 5; Bentonite 2.
2/ Choix des oxydes
Trois fluidifiants (ou cristallisoirs – opacifiants) en quantité fixe : Ox. Manganèse 0,5 / Dioxyde de Titane 3 et Oxyde de Zirconium 2. Ils ont pour objectif de faire varier le rendu de l’émail, de lui donner un aspect perlé ou granité, de le matifier.
L’oxyde de fer pour le rouge, l’oxyde de chrome pour le vert, l’oxyde de cobalt et l’oxyde de cuivre pour le bleu avec des dosages faibles pour ne pas nuire à un usage utilitaire : 0,03 – 0,05 pour l’Ox. de Chrome et l’Oxyde de Cobalt et 0,3-0,5 pour l’oxyde de Cuivre
20 essais avec la base N°1 + 3 opacifiants
KG Kenn Green N°6356
%
Potash Feldspar
48,42
Silice
19,79
Gerstley Borate
14,32
Craie
8,53
Dolomie
6,32
EP Kaolin
2,63
Di Ox. Manganèse
0,5
Di Ox. Titane
3
Oxyde de Zyrconium
2
Ajout des 3 oxydes:
Essai N°
KG N° 6356
Ox. Cobalt
Ox. Chrome
Ox. Cuivre
1
Oxyde = 0
2-3
Ox. Fer
0,7-0,9
4-5
Ox. Cobalt
0,03-0,05
6-7
Ox. Chrome
0,03-0,05
8-9
Ox. Cuivre
0,3-0,5
10-11
Ox. Fer
0,5
0,03-0,05
12-13
Ox. Fer
0,5
0,03-0,05
14-15
Ox. Fer
0,5
0,3-0,5
16-17
Ox. Cobalt
0,03
0,03-0,05
18-19
Ox. Cobalt
0,03
0,3-0,5
20
Ox. Fer
0,5
0,03
0,3
20 essais avec la base N°2 + 3 opacifiants
Retrait de l’oxyde d’étain en raison de l’ajour des 3 autres fondants
Vienne 2025 sans Ox. d’étain
%
Wollastonite
25
Ferro Frit 3134
20
Kaolin
20
Silice
20
Feldspath potassique
15
Bentonite
2
Di Ox. Manganèse
0,5
Di Ox. Titane
3
Oxyde de Zyrconium
2
Ajout des 3 oxydes
Essai N°
Vienne 2025
Ox. Cobalt
Ox. Chrome
Ox. Cuivre
1
Oxyde= 0
2-3
Ox. Fer
0,7-0,9
4-5
Ox. Cobalt
0,03-0,05
6-7
Ox. Chrome
0,03-0,05
8-9
Ox. Cuivre
0,3-0,5
10-11
Ox. Fer
0,5
0,03-0,05
12-13
Ox. Fer
0,5
0,03-0,05
14-15
Ox. Fer
0,5
0,3-0,5
16-17
18-19
20
Ox. Cobalt
Ox. Fer
Ox. Fer
0,03
0,5
0,9
0,03-0,05
0,05
0,03-0,05
0,03-0,05
0,05
0,3-0,5
0,5
Résultat après cuisson à 1200°C en oxydation
Devant : base Vienne, derrière: base KG
1: Base seule: KG = blanc, Vienne = marron
2-3: Oxyde de fer
4-5: Oxyde de cobalt
6-7: Oxyde de chrome
8-9: Ajout d’Oxyde de cuivre
10-20: Compositions d’oxydes sans variation notable
Conclusions:La couleur originelle de la base est dominante, ici le blanc pour KG et marron pour Vienne. L’ajout d’oxydes de fer, de cuivre, de chrome et de cobalt à faible concentration ne modifie pas notablement la couleur par rapport à la couleur initiale de la base.
Je ne retiens que les 2 émaux ci-dessous de couleur gris-vert:
Wollastonite 25
Ferro Frit 3134 20
Kaolin 20
Silice 20
Feldspath potassique 15
Oxyde d’étain 5
Bentonite 2
Di-Oxyde de Manganèse 0,5
Di-Oxyde de Titane 3
Silicate de Zyrconium 2
Avec comme oxydes différents:
Email « V Rioco » : Ox. Fer Rouge 0,5 + Ox. Cobalt 0,3
Nous avons vu dans un article précédent comment créer un émail vert.
L’article se termine par: maintenant il faut faire un choix.
Ce choix, c’est l’oxyde de chrome. J’exclus l’oxyde de cuivre car il ne passe pas toujours les tests de laboratoire pour l’alimentaire. Pour le chrome, je sais qu’il passe les tests à la dose de 0,04% (voir test en laboratoire d’un émail rose).
Est-ce qu’il passe le test à une dose plus élevée? Tout dépend de la base utilisée, car il ne faut pas qu’il y ait de transfert, c’est-à-dire qu’il faut que l’oxyde soit solidement accroché aux autres éléments de l’émail.
Choix de ma base
Je choisis ma base (cône 6 -Oxydation) dans Glazy.org:
A l’ Oxyde de Chrome, j’ajoute: Rutile et Di-Oxyde de Titane
Les tests
1ère série de tests
Six tests pour commencer, cuisson à 1200°C en four électrique (cône 6)
%
%
%
%
%
%
Ox. Chrome
1
1
1,2
1,2
1,4
1,4
Rutile
2
4
2
4
2
4
Cette première série de tests a pour but de s’assurer que l’émail est de bonne qualité, qu’il ne coule pas, qu’il s’étale bien, qu’il est de couleur verte, même si la photo ne le montre pas bien.
Mon choix : Ox. de Chrome 1,4% + Rutile1,5% + Di-ox.Titane 0 et 3%
Chr1,4-Ru1,5Chr1,4-Ru1,5-Ti3
Prochaine étape: le labo
Il faut passer les tests de laboratoire pour voir si cet émail convient à l’alimentaire. Résultats à venir…
02/12/2025 Résultats de l’émail Ru1,5%/Ox. Chr1,4%
CCE2 Consultance en Chimie des Eaux Industrielles Céramique et Chimie des Emaux CCE2 S.R.L. Rue de Hannut, 15B eric.swanet@gmail.com Tel: +32 498 51 22 87 1350 Marilles TVA : BE 0791 559 986
CONCLUSION
Aucune migration d’élément potentiellement toxique n’est détectée. L’émail est certifié compatible au contact alimentaire.
Aucune migration d’élément constitutif de l’émail n’est décelée.
L’émail est certifié très stable au contact acide.
Document annexé :
Fichier Excel (synthèse des analyses de la SWDE)
Je me mets au travail après mes recherches dans la 1ère partie
Avant tout je rappelle le principe de ce blog. Je décris en direct ce que j’applique, sans filtre, au quotidien. Il exprime mon univers de céramiste dans lequel je cherche, doute souvent et trouve… parfois. A toi de compléter avec ta propre expérience.
Essais en pratique
1/ Conversion des formules
Je vais commencer par recréer l’engobe John’s SG 12 et l’émail rouille Hamada pour essayer d’obtenir ce résultat…
… obtenu en théorie par application de 3 couches d’engobe John’s SG 12 au dessous de 2 couches d »émail rouille Hamada
La recette de l’engobe JOHN’S SG-12 est donnée ci-dessous:
L’engobe: JOHN’S SG-12 Cone 10-11 Oxydation
Cendre d’os
2,06%
Dolomie
5,53
Talc
3,08
Craie
1,73
Custer Feldspath
38,03
Red Art Clay
40,12
Kentucky Ball Clay
9,46
100,00
Ox. Fer Rouge
4,50
Rutile
1,00
Il faut la convertir avec des matériaux dont je dispose car je n’ai pas: Custer Feldspath, Red Art Clay et Kentucky Ball Clay.
Grace à Glazy calculator , je trouve en substitution: Ball Clay 39,8%, Feldspath potassique 28% et Feldspath sodique 12% . Cela donne une formule proche de SG-12 avec 5% de moins de silice.
JOHN’S SG-12 -DP05: formule modifiée
Cendre d’os
2,06%
Dolomie
5,53
Talc
3,08
Craie
1,73
Feldspath potassique
28,00
Feldspath sodique
12,00
Ball Clay
39,8
100,00
Ox. Fer Rouge
4,50
Rutile
1,00
Vérification des paramètres dans Glazy:
JOHN’S – SG12
DP05: JOHN’S – SG12 modifié
La comparaison dans Glazy me satisfait: ratio R2O1: RO et SiO²:Al2O3 voisins, SiO2 et Al2O3 plus faible pour DP05. La concentration en KNaO, CaO et MgO est proche. Celle en fer est la même. Les deux recettes correspondent au diagramme 36 de D. de Montmolin, bien positionnées dans la partie droite du diagramme. La formule modifiée DPO5 devrait être un peu moins brillante
La couverte: Rouille HAMADA
Même processus, recherche de la recette Hamada, puis conversion avec des matériaux disponibles
Recette Hamada:
Recette Hamada modifiée DP1
Vérification des paramètres:
Recette Hamada:
Recette Hamada modifiée DP1
La recette modifiée a un peu moins d’oxyde de baryum, un peu plus de K2O et moins de CaO. Sensiblement la même pour les autres paramètres.
Le rendu brillant devrait être préservé, ci-dessous le diagramme de Stull:
2/ Préparation de la gamme d’essais
Base SG12-DP05 en dessous en engobe
– variations de rutile (1-2-3%)
– puis variations de Fer Rouge (2-4-6-8-10-12%)
– enfin variations d’épaisseur (2-3 couches)
Hamada DP1 par dessus en couverte :
-avec variations d’épaisseur (1-2-3 couches)
Ensuite, échantillonnage et numérotation des essais
-> SG12-DP05: Rutile 0/1/2% et Oxyde de Fer Rouge : 2/4/6/8/10/12%
-> Hamada-DP1: Concentration en Oxyde de Fer Rouge fixe à 4,8%
Variations des épaisseurs: 2 ou 3 couches pour SG12-DP05 et Hamada-DP1
Commençons par un essai sur 6 tessons, pour voir !
Je prépare 500g de chaque base en pesant les différents matériaux qui les composent. Pour SG12-DP05, je n’ajoute pas l’oxyde de fer rouge ni le rutile. Ils seront ajoutés ensuite dans des proportions croissantes. Par contre j’ajoute 4,8% d’oxyde de fer rouge à Hamada-DP1 dont la concentration en oxyde de fer rouge restera fixe. Je mélange bien la poudre dans un bocal fermé.
Ensuite, au moyen d’une balance au millième, je pèse les constituants.
5/ Emailler les Tessons
Pour les essais sur 6 tessons voici ci-dessous comment préparer
Prendre 4 gobelets et déposer dans chacun :
N°1 : 20g de SG12-DP05 + 0% de rutile et 6% de fer rouge soit 0,12g N°2 : 20g de SG12-DP05 + 1% de rutile soit 0,02g et 0,12g de fer rouge N°3 : 20g de SG12-DP05 + 2% de rutile soit 0,04g et 0,12g de fer rouge N°4 : 20g de Hamada-DP1
J’ajoute 14ml d’eau dans chaque gobelet et mélange bien avec un bâtonnet puis avec un pinceau à poils souples.
Six tessons :
N°1 : SG12-DP05 avec Rutile 0% et Fer Rouge 6% Dos 2 couches, Face 3 couches Hamada -DP1 Dos 3 couches, Face 2 couches
N°2 : SG12-DP05 avec Rutile 0% et Fer Rouge 6% Dos 3 couches, Face 3 couches Hamada -DP1 Dos 4 couches, Face 3 couches
N°3 : SG12-DP05 avec Rutile 1% et Fer Rouge 6% Dos 2 couches, Face 3 couches Hamada -DP1 Dos 3 couches, Face 2 couches
N°4 : SG12-DP05 avec Rutile 1% et Fer Rouge 6% Dos 2 couches, Face 3 couches Hamada -DP1 Dos 4 couches, Face 3 couches
N°5 : SG12-DP05 avec Rutile 1% et Fer Rouge 6% Dos 3 couches, Face 3 couches Hamada -DP1 Dos 3 couches, Face 2 couches
N°6 : SG12-DP05 avec Rutile 2% et Fer Rouge 6% Dos 3 couches, Face 3 couches Hamada -DP1 Dos 4 couches, Face 3 couches
6/ La Cuisson
Cuisson:
Dans le four électrique à 1260°C selon notre courbe ( voir le chapitre courbe de cuisson). 150°C/h -> 1000°C soit 6h40min puis 70°C/h -> 1260°C et enfin un palier de 15min. soit 11h au total.
Refroidissement:
La décroissance de température spontanée du four électrique mesurée cet été à une température ambiante de 25°C est exprimée ci-dessous en minutes:
Email brillant marron-marron clair avec traces et coulures noirâtres.
Le rutile donne un peu de jaune.
L’épaisseur ne change pas le rendu.
Rutile = 0%Rutile = 1%Rutile = 2%
7b/ Variations de l’Oxyde de Fer Rouge
– Retenir le tesson N° 5 face (Rutile 2% 3 couches de SG12-DP05 et 3 couches de Hamada-DP1)
– Faire varier la concentration en oxyde de fer rouge dans SG12-DP05 tout-en- conservant la même épaisseur d’émaux: 3 couches-3 couches) .
Tessons 1, 2, 3, 4, 5, 6 => 7/8/9/10/11/12% en Oxyde de fer rouge
7 et 8% Oxyde de Fer Rouge9 et 10% Oxyde de Fer Rouge11 et 12% Oxyde de Fer Rouge
On obtient un effet « goutte d’huile » avec des taches rouille sur fond noir.
C’est loin de l’effet fourrure de lièvre. Je suis surpris par le résultat. Comparons les tessons 5 et 6 de l’essai précédent aux tessons 1 et 2 de cet essai. La concentration en rutile est la même: 2%.
Ce qui varie c’est la concentration en oxyde fer rouge qui passe de 6% pour les premiers à 7 et 8% pour les seconds.
Avec 1 à 2% de concentration en fer rouge de plus la couleur passe du marron clair avec traces noires à du noir avec traces rouille.
Cela avec la même courbe de cuisson dans le même four électrique.
Explication: il existe un seuil de basculement de la teinte pour une concentration donnée en oxyde de fer rouge à 7%. Autre explication, une erreur de mesure de concentration entre les deux essais
7c/ Essai contrôle: même essai en faisant varier la concentration en oxyde de fer rouge de 0 à 10% avec 2% de rutile.
Par sécurité, je vais refaire de l’émail SG12-DP05 et doserai précisément les composants y compris l’oxyde de fer rouge dans les 11 gobelets avant d’y ajouter l’eau.
Tout ceci sans changer la couverte Hamada rouille modifiée DP1, car pour la couverte on verra après s’il faut la modifier.
La création d’émaux est une véritable école de patience et d’auto-critique.
CONCLUSION Aucune migration d’élément potentiellement toxique n’est détectée. L’émail est certifié compatible au contact alimentaire. Aucune migration d’élément constitutif de l’émail n’est décelée. L’émail est certifié très stable au contact acide. Document annexé : Fichier Excel (synthèse des analyses de la SWDE) Rapport rédigé par : Eric Swanet Ingénieur Chimiste
Je peux désormais utiliser cet émail pour les poteries à usage alimentaire. Cette analyse de laboratoire vient confirmer mes crash-tests.
Des contrôles récents sur les marchés et dans les ateliers agitent les réseaux de potiers. Certains décident de ne plus faire de poteries à usage alimentaire. Ils ne peuvent pas supporter les frais occasionnés par les tests d’émaux en laboratoire (environ 250€). Faut-il suivre leur exemple ou bien se mettre en règle?
Actualisation des règlements
J’actualise ici les dispositions règlementaires françaises et européennes concernant l’usage alimentaire des poteries destinées à la vente.
Il faut pouvoir assurer à la personne à qui on vend un article de son innocuité pour un usage alimentaire. Cela repose sur le principe de garantie d’inertie du matériau vis-à-vis des denrées alimentaires.
La DGCCRF (Direction de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes qui dépend du ministère des finances publie une fiche qui résume la règlementation actuelle:
En introduction de l’article de la DGCCRF , le règlement (CE) n°1935/2004 du 27 octobre 2004 – article 3. Il prévoit que les matériaux destinés à entrer en contact avec des denrées alimentaires, sont fabriqués conformément aux bonnes pratiques de fabrication. Les matériaux ne doivent pas céderaux denrées alimentaires des constituants en une quantité présentant un danger pour la santé humaine. Ils ne doivent pas entraîner une modification inacceptable de la composition de la denrée. Les matériaux ne doivent pas altérer les propriétés organoleptiques de la denrée alimentaire.
Les textes d’application
Des textes d’application de ce règlement définissent les règles (composition, critères de pureté, etc.) permettant d’assurer le respect de ce principe d’inertie.
Directive 84/500/CEE du 15 octobre 1984 transposée dans l’arrêté du 7 novembre 1985. Seuls les objets en céramique (dite « traditionnelle ») font l’objet d’une réglementation partielle de l’Union européenne.
Des fiches d’orientation
En l’absence de texte réglementaire spécifique, la DGCCRF élabore des fichesdestinées aux services et laboratoires officiels de contrôle. Ces fiches définissent les modalités de vérification du principe d’inertie de l’article 3 du règlement (CE) n°1935/2004 du Parlement européen et du Conseil du 27 octobre 2004. Leur publication sur le site Internet de la DGCCRF informe les opérateurs sur les critères utilisés par ses services pour les contrôles officiels.
Les références de la règlementation
Ci-dessous les références de la règlementation européenne à laquelle se rattache la règlementation française:
Règlements (CE):– 333/2007 de la Commission du 28 mars 2007 : contrôle officiel des teneurs en plomb, en cadmium, en mercure, en étain inorganique, en 3-MCPD et en benzo(a)pyrène dans les denrées alimentaires -1935/2004 du parlement et du conseil du 27 octobre 2004 : matériaux destinés à entrer en contact avec des denrées alimentaires -2023/2006 de la commission du 22 décembre 2006: bonnes pratiques de fabrication des matériaux destinés à entrer en contact avec des denrées alimentaires
Arrêté du 7 novembre 1985 (transposition de la Directive 84/500/CEE du 15 octobre 1984) : limitation des quantités de plomb et de cadmium extractibles des objets en céramique.
Seul un test en laboratoire permet d’assurer qu’une pièce de céramique à usage alimentaire ne présente pas de risque de migration de substances nocives.
En pratique
Après réflexion, je suis conscient que je ne peux affirmer que l’émail qui recouvre ma pièce satisfait complètement à la règlementation. Or, le caractère « à usage alimentaire » est une notion strictement juridique.Doncje ne vais désormais utiliser que les émaux que j’ai déjà fait tester en laboratoire.
J’envoie dès aujourd’hui à Eric Swannet une demande de pré-analyse de l’émail rose que je viens de créer. Sa réponse est rapide: » l’émail n’a pas de déséquilibre manifeste, juste une petite carence en alumine. L’analyse semble utile pour rechercher une éventuelle migration de chrome VI et d’alumine. Le test en laboratoire va suivre.
Christine Ladevèze aborde le sujet dans La revue de la céramique et du verre N°180 -Octobre 2011. Venus de Chine de la dynastie des Song (960-1279), les Temmoku (ou tenmoku) comprennent des bruns noirs cuits en oxydation ou en réduction et servaient de revêtement à des bols-à-thé faits en argile commune riche en fer.
L’oxyde de fer est le colorant essentiel pour obtenir du noir, entre 6 et 15% selon la recette choisie. Le pourcentage est fonction de la teneur en calcium, alcalis et alumine.
Tuile 9 : base B2/diagramme 27 (aussi utilisée pour les rouges de fer
Recette: Feldspath 53 g Craie 14 g Kaolin 12 g Quartz 14 g Talc 7 g
+14 g d’oxyde de fer rouge
Formule molaire unitaire
0,324 KnaO 0,491 CaO 0,50 Al2O3 3,45 SiO2
0,185 MgO 0,30 Fe2O3
Noir semi-mat, anthracite si épais
Tuile 11 : diagramme 22
Base du Kudo-matto (RCV n° 180)
Base teintée aux oxydes de fer et cobalt
Recette: Feldspath 35 g Dolomie 22 g Quartz 25 g Talc 10 g Kaolin 8 g
+4 g d’oxyde de fer et 4 g de cobalt
Formule molaire unitaire 0,165 KnaO 0,5 MgO 0,27 Al2O3 2,57 SiO2
0,325 CaO
Noir miroir
Tuile 12 : diagramme 25
Base teintée aux oxydes de fer et cobalt
Recette: Feldspath 41 g Craie 16 g Quartz 25 g Kaolin 18 g
+4 g d’oxyde de fer et 4 g de cobalt
Formule molaire unitaire 0,314 KnaO 0,686 CaO 0,60 Al2O3 4,45 SiO2
Oxydation en four électrique. Courbe de cuisson: 100°/h pendant 11h jusqu’à 1100°C puis 60°/h pendant 2h40min jusqu’à 1265°C puis palier de nappage 35min soit 14h de cuisson.
Dilution: 75ml d’eau pour 100g soit une densité de 1,5-1,55
2/ Les émaux noirs des cendres de bois
Mes essais précédents sur les cendres de chêne, de peuplier et d’eucalyptus ont donné des résultats intéressants: OA 21, CVPR 11 et PVPR 11 (voir chapitre « fabriquer un émail »
OA 21: Diagramme 42, émail à base de cendres de chêne, mat, soyeux lisse, de couleur cuir vieilli
Recette: Cendre de chêne 33g, Feldspath ice 33g, Kaolin 33g, Oxyde de fer rouge 4g, Carbonate de cuivre 4g. Pour obtenir une couleur plus noire, augmenter dans les mêmes proportions Oxyde de fer rouge et Carbonate de cuivre: 5g/5g…8g/8g
Formule molaire 0,54 KnaO 0,25 CaO 0,12 Al2O3 1,32 SiO2
0,18 MgO 0,07 Fe2O3, 0,19 P2O5
Cendres de chêne, couleur cuir vieilli
CVPR11 : Diagramme 28, émail à base de cendres de chêne, semi-brillant
Recette: Cendres de chêne 40g, Feldspath potassique 40g, silice 20g, Oxyde de fer rouge 4g, Carbonate de cuivre 0,5g
Formule molaire : 0,41 KnaO 0,28 CaO 0,12 Al2O3 1,32 SiO2
0,29 MgO 0,05 Fe2O3, 0,08 P2O5
Cendres de chêne, couleur brunâtre
PVRP 11: Diagramme 26, émail à base de cendres de peuplier, semi-brillant
Recette: Cendres de peuplier 40g, Feldspath potassique 40g, silice 20g, Oxyde de fer rouge 4g, Carbonate de cuivre 0,5g
Formule molaire : 0,26 KnaO 0,73 CaO 0,12 Al2O3 1,26 SiO2
0,02 MgO 0,04 Fe2O3, 0,04 P2O5
cendres de peuplier, couleur brun-noir, brillant
Oxydation en four électrique. Courbe de cuisson: 100°/h pendant 11h jusqu’à 1100°C puis 60°/h pendant 2h45min jusqu’à 1280°C puis palier de nappage 30 min , décroissance et palier 10min à 1145°soit 14h de cuisson.
Dilution: 75ml d’eau pour 100g soit une densité de 1,5-1,55
Commentaires: un peu trop haut en cuisson car aspect coulant des émaux au delà de la concentration 5/5g Oxyde de fer rouge/carbonate de cobalt. Donc revenir à une cuisson à 1260° selon la courbe de C. Ladevèze.
On obtient du rose avec 0,02g d’Oxyde Chrome et 5g de Dioxyde de Titane
A partir de 0,05g d’Oxyde de Chrome, on obtient du bordeaux
Le rose retenu est celui à 0,04g d’oxyde de chrome
L’ajout de Zirconium et de Bentonite pour 0,04g d’oxyde de chrome lui donne une couleur un peu plus soutenue, plus d’éclat, c’est cette recette qui est retenue in fine et appelée « Vienne 2025 » :Wollastonite 25%, Ferro Frit 3134 20%, Kaolin 20%, Silice 20%, Feldspath potassique 15%, Oxyde d’étain 5% et Oxyde de chrome 0,04% Zirconium 5% Bentonite 2%
26/02/2025: Préparation d’un seau d’émail de 4.481g : W1000g, F3134 800g, K 800g, S800g, FP 600g, OE 200g, OC 1,6g, Z 200g, B 80g. Résultat sur deux coupelles: un rose très pâle. Je m’en doutais car 1,6g d’oxyde de chrome dilué dans une telle quantité d’émail peut entraîner une dispersion moléculaire inhomogène. J’en ai ajouté 0,8g en le diluant dans 10ml d’eau et les nouveaux essais sont concluants, le rose est plus foncé.
26/02/2025 Comment personnaliser cet émail ?
Avant de passer à la production, tentons de nouveaux essais sans changer la recette. J’essaye d’obtenir un liseré de couleur différente sur la bordure du haut :
Essais bordure N°1
Je trempe tous les tessons une seule fois dans le seau d’émail Vienne 2025 et me munis de 11 gobelets. Dans chaque gobelet est introduit 4g de l’émail Vienne 2025 prélevé dans le seau d’émail déjà préparé. Dans chaque gobelet est ajouté successivement: 1/ Ox.Fer Rouge 0,032g 2/ Ox. Fer Rouge 0,064g 3/ Ox. Chrome 0,0036g 4/ Ox. Fer Jaune 0,035g 5/ Ox. Fer Noir 0,035g 6/ Carb. Cobalt 0,035g 7/ Ox. Cobalt 0,002g 8/ Rutile 0,035g 9/ Carb. Manganèse 0,035g 10/ OA23 prélevé dans le seau d’émail OA 23. La conversion en pourcentage correspond à une concentration de: 1/ Ox.Fer Rouge 0,8% 2/ Ox. Fer Rouge 1,6% 3/ Ox. Chrome 0,09% 4/ Ox. Fer Jaune 0,8% 5/ Ox. Fer Noir 0,8% 6/ Carb. Cobalt 0,8% 7/ Ox. Cobalt 0,05% 8/ Rutile 0,8% 9/ Carb. Manganèse 0,8% 10/ OA23 au pinceau
Email rose Vienne 2025 et bordures avec oxydes
L’émail Vienne 2025 sort renforcé en bordure par l’Oxyde de Fer Rouge, par l’Oxyde de Chrome, surtout par le Rutile, un peu par le Carbonate de Manganèse. Peu ou pas d’effet avec l’Oxyde de fer Jaune ou Noir. L’Oxyde de Cobalt et le Carbonate de Cobalt sont de couleur bleu foncé et claire, sans surprise. L’OA 23 à base de cendres de chêne détruit la couleur rose de l’Oxyde de chrome qui devient vert.
Essais bordure N°2
Préparation d’un nouveau seau d’émail Vienne 2025 en respectant scrupuleusement les concentrations puis grattage au scalpel et essuyage soigneux de la bordure du haut et application en deux couches au pinceau d’un nouvel émail :
N°1 Feldspath potassique 50g Craie 10g Kaolin 12g Rutile 20g N°2 Idem + Rutile 20g + Carb. de Manganèse 10g N°3 Idem + Rutile 20g +Ox.Fer Rouge 10g N°4 Idem + Titane 20gN°5 Idem + Ox. Fer Jaune 10gN°6 Idem + Titane 10g + Ox. Fer Noir 10gN°7 Vienne 2025* + Rutile 10gN°8 Vienne 2025* + Titane10gN°9 Vienne 2025* + Rutile 10g + Titane 10gN°10 Vienne 2025* + Rutile 10g + Carbonate de Manganèse 10g N°11 Vienne 2025* + Titane 10g + Carbonate de Manganèse 10g
* : Deux trempages successifs des tessons dans le nouveau seau d’émail rose
Question en suspens:la courbe de cuisson? car l’émail rose se cuit à cône 6 à 1200° alors que les autres se cuisent à cône 8 – 1260°. Que va-t-il sortir de cet assemblage d’émaux à la cuisson de 1200° cône 6?
Résultat:
La couleur rose tirant sur le violet est réussie. De 1 à 11 l’émail est issu du petit seau d’émail que j’ai refait, il est uniforme. Pour le 12 l’émail est issu du grand seau pour lequel j’avais un doute sur la concentration. Il est plus clair et il demande seulement un ajout de chrome. La cuisson est bonne, les 2 couches d’émail sont homogènes.
Pour les bordures, je n’aime pas du tout. L’émail que j’ai ajouté est mat et jaune ou marron. Consolation, je sais désormais faire un jaune mat.
Ci-dessous l’essai de Chantal: une bordure d’Oxyde de Fer Rouge dilué dans de l’eau directement sur le tesson puis émail rose. On obtient une bordure gris clair assez jolie.
Essais bordures N°3
Application de la méthode ci-dessus en utilisant de l’oxyde de fer noir, jaune ou rouge utilisé seul ou avec un autre oxyde Rutile, Titane, Carbonate de Manganèse. Ils sont dilués dans l’eau et appliqués sous ou sur l’émail Vienne 2025. Dans quel objectif?
Il y a deux objectifs :
1/ rehausser la couleur de la bordure 2/ estomper la limite avec l’émail rose, la rendre moins nette.
Seuls les essais avec uniquement un ajout de Fer (1, 2, 3) sont acceptables. Tous les autres essais avec un autre oxyde n’apportent rien de plus.
A gauche, oxyde de Fer au dessous de l’émail rose, à droite, oxyde de fer au dessus de l’émail rose.
Donc j’applique l’oxyde de fer rouge (le jaune ou le noir n’apportent rien de plus) au dessous de l’émail pour donner cette couleur grise. J’évite un trait rectiligne en me servant de la petite poire pour l’appliquer. Une fois l’émail rose appliqué par dessus l’oxyde de fer rouge, je parsème quelques touches d’oxyde de fer rouge par dessus avec la poire.
Finalement, seul l’oxyde de fer rouge est intéressant en bordure:
Il est intéressant non seulement par sa couleur brune mais aussi par le fait qu’il ne présente pas de risque pour un usage alimentaire, en étant déposé sur le bord « buvant » de la pièce.
Il reste seulement à savoir comment le déposer: au pinceau ou simple appui sur une assiette en contenant ?
Réponse : au pinceau!
J’ai essayé la poire, l’application directe, mais seul le pinceau fin donne un beau résultat. Si je veux obtenir une ligne brun-doré, j’applique au pinceau le jus d’oxyde de fer par dessus l’émail rose (over-glaze). Si je veux du gris clair je le mets en-dessous (under-glaze).
7 juin 2025: Deux courbes de cuisson
donnent deux teintes différentes
Cuisson four électrique A gauche: 1280°C A droite 1200°C
Cet émail se cuit normalement à 1200°C (cône 6). A droite, cuisson en four électrique en oxydation, ce qui donne un rose pâle. Le même émail dans le même four avec une cuisson à 1280°C (cône 9) donne un rose foncé.
L’émail a bien résisté à 1280°C. Ce n’est pas recommandé, il vaut mieux pour obtenir un rose plus foncé enrichir l’émail décrit ci-dessus en oxyde de chrome à 0,06 ou 0,08% en ajoutant Zyrconium et Bentonite comme précisé plus haut
21/01/2025: Je me prépare à faire de nouveaux essais d’émaux en utilisant des cendres locales à base de peuplier, de chêne et d’eucalyptus issues de la forêt voisine (voir le chapitre fabrication d’émaux). Comment savoir si ces émaux seront résistants aux contraintes physico-chimiques d’un usage quotidien? ( les risques inhérents à la composition chimique de l’émail sont du ressort du test en laboratoire (voir le chapitre règlementation des émaux).
Mon conseil: avant de faire les essais prendre deux photos de la pièce sous deux angles et éclairages différents. Objectif attendu des essais: pas de trace visible (couleur, texture, brillance, fendillement, traces résistantes au nettoyage, étincelles au micro-ondes… ) Ci-dessous les 5 tests:
1/Résistance à l’acide: laisser la pièce dans un bol empli de vinaigre blanc pendant 3j. Laisser le jus d’un citron entier dans la pièce pendant une nuit. Objectif attendu: pas de trace visible (couleur, texture, brillance)
2/Résistance aux chocs thermiques: une goutte d’encre dans la pièce et la placer une nuit dans le congélateur. Après une nuit au congélateur, préchauffer le four de cuisine à 180°C et y placer la pièce pendant 5 min. Objectif attendu: pas de trace visible
# commentaire: mieux vaut utiliser l’encre. Congeler et placer dans le four n’est probablement pas une bonne idée car même si l’émail résiste, c’est le grès qui risque de casser.
3/ Résistance aux alcalis: tremper la pièce pendant 6h dans une solution à 5% de cristaux de soude simule approximativement 250 passages en lave-vaisselle. Placer la pièce dans le lave-vaisselle pendant plusieurs semaines.
4/ Test au micro-ondes: placer la pièce dans un micro-ondes avec un verre d’eau et stopper toutes les 10 sec. et attraper la pièce à mains-nues. Poursuivre la démarche jusqu’à ce que l’eau du verre soit bouillante: la pièce doit pouvoir être prise en main. Laisser la pièce emplie d’eau dans le micro-ondes pendant une minute. Le niveau d’eau ne doit pas diminuer.
5/ Résistance aux griffes: faire fonctionner un fouet métallique dans la pièce
Si tous ces tests sont passés avec succès, la pièce est déclarée résistantes aux chocs physico-chimiques de la vie domestique ce qui est déjà très bien. Pour être en accord avec la législation, il reste à s’assurer de son absence de nocivité pour l’usage alimentaire grâce à un test de laboratoire.