Tourner une coupe à fruits

Tourner une coupe avec 1,5 Kg de terre: J2 du stage

Démo- vidéo

Creuser le centre et rassembler la terre

Pincer en montant vers l’extèrieur

Même geste, 2ème passage

Même geste, 3ème passage

Eponger le fond

Evaser avec deux estèques

Eponger l’intèrieur

Re-évaser avec les deux estèques

Lisser et sécher avec l’estèque

Même geste de dehors en dedans et vice-versa

Finitions

Liens vidéos

Tourner une coupe – Thierry Fouquet

 

Tourner une bouteille

Tourner une bouteille avec 1Kg de terre: J3 du stage

Démo-vidéo

Le cylindre est monté avec la pince (voir J1)

1ère vague

2ème vague

Resserrer le cylindre à deux mains

Commencer à pincer le col

Evaser en séchant le bas à l’estèque

Eponger le fond

Resserrer, araser, sécher le haut à l’estèque

Serrer, pincer, sécher, araser

Répéter les mêmes gestes

Encore une fois pour faire monter et amincir le col

Finitions: pincer, araser

Liens vidéos

Tourner une bouteille Jean-Luc Benoist 

Tourner une bouteille Céline Laurent

 

Tournage d’une boule en grès de 2Kg : Upgrade J2

Stage de tournage de 3 jours

Retour en stage chez Christian CHARRE à Mostuejouls, en Aveyron ( voir le stage précédent)

Objectif à J2: avec 2 Kg de terre tourner une boule

Démonstration vidéo de Christian Charre

Centrer la motte

Creuser le centre

Rassembler la terre

Pincer pour monter la terre

1er passage de la vague

2ème passage de la vague

3ème passage de la vague

4ème passage de la vague

Finitions

Aucun déchet de terre, pot-boule terminé en 6min24, belle démonstration!

Nous avons tous progressé,  chacun dans son style

J’ai fait des formes ouvertes: coupes à fruit avec 1500g puis 2Kg de terre, puis à un cylindre avec 2Kg de terre.

Selon Christian, il faut acquérir la mémoire du corps, c’est-à-dire que les gestes doivent venir naturellement, sans réfléchir.  Par analogie, c’est un peu comme quand on monte à vélo ou qu’on joue d’un instrument de musique. Ce qui est acquis le reste mais il faut du temps et de l’entrainement. Si on s’arrête un temps de pratiquer, ça doit revenir tout de suite.

Liens vidéos

Tourner une boule par Dorothée Bajeux

 

 

Tournage d’un cylindre en grès de 800g: upgrade J1

Tourner un cylindre ou un pichet

En ce mois de juillet 2026 torride, retour en stage pour 3 jours chez Christian CHARRE à Mostuejouls, en Aveyron ( voir le stage précédent)

Objectif à J1: avec 800g de terre tourner un cylindre de 20cm de hauteur et 10cm de diamètre. 

Terre = grès de Saint-Amand (GSA un peu chamottée de recyclage extraite du boudin provenant  de la boudineuse (8cm de ce boudin= 800g de terre)

Voir la démo-vidéo 

Ci-dessous le détail de la démo du maître en images:

Centrer la motte

Creuser le centre de la motte

Aplanir le centre avec le pouce

Rassembler la terre vers le centre

Araser le bord avec l’index

Monter la pince avec le pouce et l’index de la main gauche. Les doigts de la main droite ne font qu’accompagner

Monter la vague N°1 avec les majeurs des deux mains

Régulariser le calibre de bas-en-haut

Et araser le bord

Monter la vague N°2

Régulariser avec l’estèque de bas-en-haut

 

Cylindre tourné en 2min24, sans un gramme de terre perdue, droit et fin.

Les stagiaires arrivent à monter jusqu’à 15-16cm , au-delà ça se complique!

Liens vidéos

Tourner un pichet par Dorothée Bajeux

Tourner un cylindre par Pierre-Olivier Coulon

 

 

Apprendre à tourner des poteries J4

Confrontation entre le travail des élèves et celui du maître à chaque étape de la réalisation d’un cylindre en céramique

Au 4ème jour du stage, on est censés connaître les gestes élémentaires pour savoir monter un cylindre

Si nécessaire, vois les jours précédents: J1, J2 ou J3

Nous prenons tous 500g de terre.

Comme référence, le maître fait une démo à chaque étape

On va le faire à tour de rôle en essayant d’approcher la référence:

Etape 1: centrer la terre

Référent: le maître

Ci-dessous de gauche à droite:

Sandra, Daniel, Christian

Jusque là tout va bien

Etape 2  Creuser le centre, aplanir le fond et  rassembler la terre

Référent

Sandra, Christian, Daniel,

 

Aucun n’est conforme à la référence

Etape 4  Monter le cylindre en une seule pince

Référent

Sandra, Daniel, Christian

Y’a pas photo! on est loin de la référence!

Etape 5 Monter la vague pas plus de 3 fois

Référent

Sandra, Daniel, Christian

 

 

On y est arrivés mais c’est pas gagné.

Autopsie des cylindres

Référent

Sandra, Daniel, Christian

 

Pas de triche, vérifie le fond qui doit être mince, bien plat, à l’équerre avec la paroi (ou quasiment) . Assure toi que la paroi est bien régulière et rectiligne. La paroi va en s’amincissant un peu de la base vers le haut, c’est normal.

Ce qu’il faut retenir (« Take-home messages »):

1/ Le centrage doit être parfait, ta motte ne doit pas osciller

2/ Après centrage, tu obtiens un champignon au pied court, bien régulier, pas trop large

3/ Creuse le centre: le fond est bien plat et mince, fais bien la gorge intérieure à la base, rassemble bien ta terre en tronc de cône.

3/ La pince s’obtient en une seule fois et doit monter à environ 10cm. La paroi est régulière, le bord est régulier, la base est propre

4/ La vague se fait en 2 à 3 fois maximum. Fais un tronc de cône, le haut a un  diamètre un peu plus petit que la base. La paroi  est régulière, pas trop épaisse. Ne mouille pas trop la terre sinon tu ne pourras plus travailler les formes par la suite.

Et enfin, enchaîne les cylindres jusqu’à épuisement… de ta terre… ou de tes forces

 

 

Apprendre à tourner des poteries J2

Ce matin, on tourne des cylindres.

Retourne à J1 si nécessaire

On prend  900g de terre et on monte un cylindre.
Ce cylindre doit faire 18cm de hauteur et 8cm de largeur en haut, plus étroit en haut qu’à la base. Le but est de bien monter la terre depuis le bas, avoir un fond de 5mm, une paroi régulière jusqu’en haut et un bord supérieur bien régulier.

Le message de CC: « tant que vous ne monterez pas un cylindre, inutile d’aller plus loin ». Le cylindre est la forme de base dont sont issus tous les pots.

D’un cylindre bien tourné on peut faire une bouteille,

un pichet, une potiche, un vase-boule…

 

Il nous faut toute la matinée pour y arriver, c’est pas facile.

Il est par contre facile de le transformer en pichet

Sandra et Christian D. très concentrés.

Passer du cylindre à la bouteille

Passer l’estèque à l’extérieur pour sécher les 2/3 inférieurs du cylindre.
Puis pincer le tiers supérieur avec les pinces pouce-index des deux mains en allant du bas vers le haut

Mettre le majeur gauche dedans et étirer vers le haut avec les deux majeurs.

Pincer à nouveau le col jusqu’au goulot

Comment faire un grand plat?

Un rondeau en contre-plaqué de 2cm d’épaisseur et 50cm de large, renforcé au dessous par un carré en bois vissé. CC place dessus une motte de 6Kg de grès GSA (grès de St Amand) chamotté avec chamotte fine de 0,05. Observe le centrage. Il faut une petite dépression sous le centre de la motte pour créer un effet ventouse. Il tape la motte pour la centrer au mieux avant de lancer la girelle. Regarde bien comme il se sert de ses mains et de ses avant-bras.

Il plante la pique pour mesurer le fond qui fait 1cm d’épaisseur.

Il étale l’argile et crée le fond. Mains à plat pour le fond, mains repliées pour le bord, petite éponge dans la main droite, puis estèque pour le fond. L’estèque tire la terre en dehors puis la ramène vers le centre à 2 reprises.

Le bord apparaît

Il élève la bordure en la dirigeant en-dedans puis ajuste le bord

Il termine par le marli, c’est-à-dire la couronne qui ceinture le plat. L’estèque dans la main droite vient se placer en dedans et étire le marli en dehors. La main gauche à l’extérieur s’appuie sur la base du plat. Un coup d’estèque à nouveau sur le fond pour tirer la terre en dehors et la ramener en dedans. Cela renforce la cohésion du fond et évitera les fissures. Il termine par les finitions des jonctions entre le fond et le marli et enfin le bord supérieur.

Crois-moi,  le tournage c’est fatigant mais tellement beau.

 

 

 

Apprendre à tourner des poteries J1

Pourquoi me suis-je inscrits en stage de tournage?

Simplement parce que je ne tourne pas bien. Je souhaite m’améliorer

Si tu apprends seul, en regardant des vidéos, ou en observant des potiers qui ne t’expliquent rien, tu acquiers de mauvais gestes. Plus tard, il te sera difficile de t’en débarrasser.

Lieu du stage : Mostuejouls 12720

A l’entrée des Gorges-du-Tarn, près de Millau, site pittoresque

Maître de stage: Christian CHARRE

Potier exerçant le métier depuis 30 ans, formé au CNIFOP, très pédagogue

L’atelier

La salle de tournage : 4 tours et une boudineuse desaéreuse.
La salle d’émaillage

Ci-dessous le four à gaz de 600L en fibres. Le haut du four se lève entièrement grâce à un levier relié à un câble. Le four ainsi relevé, la sole devient accessible et peut être chargée sur les 4 côtés. De ce fait, nul besoin de porte.

Les participants

Sandra, Christian D. et Daniel

J1

Après un petit café on s’installe chacun devant un tour et CC (le maître) nous invite à lui présenter ce qu’on sait déjà faire.  Je m’exécute, je prends une motte de 600g, la place sur la girelle, monte et descend la terre et tourne un gobelet.

CC m’observe dubitatif et me dit que beaucoup de travail m’attend. Je dois perdre les gestes imprécis et acquérir une vraie méthode de travail. Il va me montrer des gestes reproductibles pour chaque étape du tournage.

Tu dois être correctement installé, le siège à bonne hauteur, décontracté et aussi très concentré.

Pétrissage: « la tête-de-bélier »

Avant de prendre une motte, il te faut malaxer la terre en « tête-de-bélier », pour la rendre plus plastique et plus facile à travailler. Prends la motte entre les deux mains. Pousse-la en avant sur la plaque de plâtre ou de contre-plaqué en la faisant rouler tout en l’écrasant avec tes paumes. Recommence plusieurs fois puis forme une boule entre tes mains.

Centrage

Fais tourner ton tour lentement et projette ta boule au centre. Si elle est excentrée, arrête le tour, fais la glisser au centre et tape dessus un grand coup avec le plat de la main. Accélère la rotation de la girelle qui doit tourner très vite. Procède alors à la montée et à la descente de ta motte.

Motte projetée au centre de la girelle

La montée

Pour un droitier, c’est la main GAUCHE qui centre la terre, la droite ne sert qu’à retenir la poussée. Les doigts sont réunis en avant, pouces relevés. La main gauche est alignée avec l’avant-bras qui repose sur la cuisse en son milieu. C’est l’épaule qui doit pousser la main, celle-ci devant rester décontractée. La poussée exercée par la paume de la main dont le bord est calé sur le bord de la motte fait monter la terre qui est maintenue par la main droite. Le centrage ne s’obtient pas à la montée mais à la descente

Montée de la terre

La descente

Seule la main gauche agit: le pouce gauche placé au dessus de la motte l’écrase doucement tout en poussant. Les doigts de la main droite se calent sur la base du pouce gauche et aident à pousser vers l’avant. Le bord extérieur de la main gauche est calé à la base de la motte et rassemble la terre. Si tu veux faire un pied à ta pièce, accentue ta pression à la base pour y faire une encoche. Tu formes ainsi un champignon qui dessine déjà le pied de ta pièce. En descente, diminue la vitesse de rotation du tour, pousse et retire doucement ta main gauche. A la fin, si ta pièce est bien centrée elle ne doit pas osciller sinon, recommence.

Descente de la terre

Perçage du centre

Place l’extrémité du pouce gauche et de l’index droit au centre et incline tes deux doigts à 45° en poussant vers le centre. Arrivé au fond, tire les deux doigts vers toi pour agrandir le fond. Aplani le fond avec la pulpe du pouce et crée une petite gorge sur le fond du bord intérieur avec la pointe du pouce.

Rassemble la terre: place tes mains autour de ta pièce, doigts réunis en avant comme pour monter la terre. Le bord de ta main gauche rassemble la terre du bas vers le centre. Resserre progressivement tes mains pour avoir une paroi épaisse mais verticale.

Affine le haut en pinçant le bord entre le pouce et l’index gauche et en retirant le surplus de terre du dessus avec l’index droit.

 

Alors, deux formes basiques sont possibles, le cylindre ou le bol ou encore la forme fermée et la forme ouverte. La différence c’est que pour le cylindre tu montes ta pièce verticalement en rétrécissant le haut par rapport au pied. Pour le bol, c’est l’inverse, tu vas élargir ta pièce en montant.

Faire un cylindre

La pince

Forme une pince entre ton pouce et ton index de la main gauche. Appuie cette pince sur le bas de ta pièce et monte progressivement en maintenant la même pression tout du long. Les doigts de la main droite sont juste en appui sur le pouce gauche pour le caler.

C’est un geste délicat: pas trop pincée c’est-à dire pas trop en crochet car tu crées une encoche (les doigts forment un cercle); mais aussi pas trop pulpe contre pulpe des deux doigts ( tes doigts forment une amande) car tu assèches ta terre et tu vas la déformer. C’est entre les deux, tes doigts forment un ovale.

Affine le haut en pinçant le bord entre le pouce et l’index gauche et en ôtant le surplus de terre du dessus avec l’index droit.

Recommence la montée si la longueur de tes doigts le permet. Amincis le fond en récupérant de la terre et en la remontant car on laisse souvent trop de terre au fond. Tu le payeras ensuite en longues séances de tournassage! Ramasse bien ta terre en bas à l’extérieur pour ne pas laisser de collerette baveuse.

Monte ta terre pour former un cône qui ressemble à une tour de refroidissement de centrale nucléaire.

La vague

Au delà d’une hauteur d’environ 10cm, tu ne peux plus utiliser la pince car c’est la limite de hauteur de tes doigts. Pour monter plus haut tu vas utiliser la technique de la vague.

Le majeur de la main gauche se place dans le bas de la paroi intérieure et pousse la terre tout en montant. Ainsi, il forme une bosse vers l’extérieur. Le majeur de la main droite se place en bas à l’extérieur de la pièce mais en dessous du doigt intérieur. Il va faire déplacer la bosse vers le haut. Ce déplacement rappelle le mouvement d’une vague. L’écartement entre les deux doigts doit rester le même tout en montant.

Tu ne peux faire au maximum que 3 passages, donc il faut bien remonter la terre depuis le bas vers le haut en exerçant une pression suffisante et constante. Plus tu montes plus tu ralentis la vitesse de rotation du tour. Plus tu montes, plus tu relâches la pression entre tes doigts.

Faire un bol ou forme ouverte

La pince

C’est comme pour le cylindre, mais ici la pince étire la terre vers l’extérieur pour créer un cône inversé. Le haut de la pièce est plus large que le bas.

Duo de majeurs

A 10cm de hauteur, tu ne peux plus faire la pince. Etire la terre avec les deux majeurs placés l’un en face de l’autre en montant.  Tu tires la terre de dedans en dehors et tu obtiens la courbe désirée.

Sans pied, le fond est fin, avec pied on laisse une collerette extérieure et un fond plus épais.

L’estèque

Applique l’estèque en métal à l’extérieur, pointe en bas , perpendiculaire à la pièce. Lisse en récoltant doucement la barbotine. Cela assèche la paroi.

Fais la même chose à l’intérieur avec l’estèque pointe en haut en allant du haut vers le fond.

Tu peux écarter les bords et obtenir une coupe en étirant l’intérieur. La forme s’obtient par un appui intérieur, jamais extérieur. A l’inverse, tu ne peux pas d’une coupe  faire un bol, il te faut choisir à l’avance.

Les yeux fermés

Sur les conseils de CC, je fais un cylindre depuis le centrage jusqu’à la fin entièrement les yeux fermés. C’est très instructif. Tu ressens beaucoup mieux la terre, tu es concentré sur tes doigts et la pression que tu y exerces.  Selon CC, le pot était mieux tourné que celui réalisé yeux ouverts!

Fin d’une journée fatigante mais très riche en acquisitions de connaissances.

 

 

 

Quel poids de terre pour faire 12 mugs ?

Est-ce que ce pain de terre de 10Kg  suffit pour faire 12 mugs?

                =

                             ?

 

Dans son blog, Amélie Touvet explique comment faire le calcul

             

                   ↓

Elle assimile chaque pièce à un cylindre.

Ici, les mugs  font 10cm de hauteur pour 8cm de diamètre, ont un fond de 8mm d’épaisseur  et un tour de 5mm d’épaisseur.

     Volume d’un cylindre= πd²/4 x h

π= 3,14, d=8, h=10  donc Volume extérieur du mug = 3,14×8²/4 x 10= 502cc

En théorie, ajoute à la hauteur du mug le renflement en largeur par rapport à la verticale. Ici, le mug a un renflement de 3 mm en bas qui s’ ajoute à la hauteur soit 10,3cm. Pour simplifier, n’en tiens pas compte car c’est très peu. De plus, ne tiens pas compte de l’anse, imagine  qu’elle  est faite avec les chutes d’argile ( si tu n’en a pas c’est que tu es très fort et que tu tournes très bien, moi j’en ai toujours un peu).

Le volume extérieur du mug c’est : π x 8²/4 x 10= 502cc

Son volume intérieur  : π x (8-2×0,5)²/4 x (10-0,8)= 353cc

Donc le volume utile de terre : 502-353 = 149 cc

Densité de la terre : 2,4g/cm³

Ainsi, j’ai besoin de = 149 x 2,4  = 357g de terre

Et pour 12 mugs, j’ai besoin de 357g x 12 = 4Kg284g

Avec un pain de terre de 10Kg , je peux donc faire 28 mugs !

Le calcul est correct mais le résultat est faux:

Parce-que tu n’as pas tenu compte du retrait de la terre au séchage (5-6%) et à la cuisson (6-8%) et que les mesures que tu as faites à partir d’un mug fini sont forcément inférieures à celles du mug en argile crue.  Personnellement, j’ajoute 12% au poids initial et obtiens un poids de 400g.

Tu pourrais donc faire 25 mugs

Oui mais c’est seulement parce que tu es très fort, que tes mugs sont de fine épaisseur et tous tournés pareils. Pour moi qui ai du mal a faire des séries identiques, qui ai des chutes, j’estime que je ne dépasserai pas les 20 mugs !

Après le séchage et la cuisson  tu allèges ta pièce mais l’émaillage  l’alourdit. En pratique, tu peux escompter que le poids final de ton mug sera proche de son poids d’origine soit environ 400g.

Tu n’as pas plus simple ?

Oui, selon les 3 dernières lignes au-dessus, pèse le mug fini soit 400g et tu connais le poids nécessaire d’argile crue qu’il te faut pour refaire un mug.

Voyons ce qu’en pense Sarah:

Dans le blog-du-bol ,

Sarah propose 500g pour un mug de 13cm de haut x 9cm

Et pour une tasse, un bol ou autre ?

Consulte l’article d’Emilie C. dans Les Neoceramistes

Maintenant à toi de jouer, essaie de prévoir par la pratique la quantité de terre qu’il te faut ce matin

 

 

 

Le spleen du potier

Que faire quand tout va de travers?

Quand tout va mal

22/03/2025 Aujourd’hui c’est décidément pas mon jour, je n’arrive à rien. Je prends de la terre W11 lisse recyclée et la pétris puis la divise en mottes de 400g. La motte se met à tanguer et j’arrête. Avec une autre, même chose.

Pour changer, prenons plus gros:  je prends une motte de 4 Kg et la pétris du mieux que je peux avant de la placer sur le tour. Elle monte bien, descend à souhait, tourne bien droit, je reprends espoir et décide de faire un grand saladier. J’en ai déjà fait plusieurs de différentes formes donc je suis plutôt confiant. Je creuse le centre et tourne les parois sous forme d’un tube qui tourne bien droit. J’atteins les 35 cm de haut et commence à élargir tout en tournant. Tout va bien et puis à 35cm de largeur alors que j’ai pratiquement terminé, le bord s’affaisse et  impossible de rattraper, je recycle la terre.

Prendre plus petit:  je prends 2kg toujours de la même terre et obtiens le même résultat. C’est à n’y rien comprendre. Stop! je nettoie les outils, range la terre et quitte l’atelier, à la fois déçu et troublé et je m’interroge.

Est-ce un problème technique? Est-ce la terre recyclée qui me joue des tours, l’ai je trop mouillée ou pas assez? Et bien non, je pense que c’est ce qu’on se dit pour se disculper de son propre échec.  Il en va du tournage comme d’autres activités, il y a beaucoup de jours où tout va bien, heureusement, et il y a parfois des jours où tout va mal. C’est un problème humain.

Pourtant, la météo est au beau fixe, je rentre d’une semaine de vacances, aucune mauvaise nouvelle, autour de moi tout va bien et le moral est bon. Alors, que faut-il en penser?

J’émets l’idée que cet échec est dû d’abord à un défaut de concentration. Quoique de bonne humeur, j’ai plusieurs choses qui me trottent dans la tête, insignifiantes pour la plupart. Ces choses-là créent une dispersion de l’esprit et perturbent la position des mains. Je crois qu’il y va aussi d’un excès de confiance en moi. Ayant réussi à plusieurs reprises à tourner des séries de grands plats, saladiers… je suis devenu plutôt relax. Je ne me suis pas assez appliqué comme je le fais d’habitude, en prenant le temps qu’il faut à toutes les étapes du tournage.

Alors que faire? Ce soir, je décide de faire autre chose, de prendre l’apéro, de me changer les idées. Mais bien sûr, il faut que je recommence demain.

Je vais m’efforcer de tourner en ne pensant qu’à ça et de prendre mon temps. Bien malaxer la terre sur la plaque de plâtre. Monter et descendre la motte trois fois. Centrer la motte et aplanir le haut. La mouiller le moins possible pour qu’elle tienne bien droite. Tourner bien régulièrement et lentement, pour que l’épaisseur soit la même partout. Creuser le centre et vérifier l’épaisseur du fond d’environ 1cm au moyen de la pique. Mettre à plat le fond en ramenant la terre sur la paroi. Prendre l’estèque en bois pour aplanir le bord extérieur. Régulariser le bord supérieur après chaque passage de tournage, au besoin en la coupant avec le fil métallique ou de nylon. Je dois être attentif, régulier, en résumé : zen et concentré.

30/03/2025: ça marche, même avec de la terre recyclée plusieurs fois, en m’appliquant, en prenant le temps et en ne pensant qu’à la position des mains: être zen et concentré, c’est le secret du tournage.

 

Les fissures d’un plat

Les fissures traversantes au fond d’un plat

Une fissure apparaît au séchage sur le fond d’un plat.

Si elle n’est pas traversante on peut la réparer.  Préparer de la barbotine de la même terre mélangée à du papier hygiénique broyé ( ou de la carboxy méthyl cellulose ou de la colle à papier peint) et à du vinaigre blanc. Pour un pot à yaourt , mettre 2 segments de papier hygiénique et une cuillère-à-café de vinaigre blanc avec la terre et de l’eau et bien mélanger à la cuillère. Humecter la fissure, la gratter au scalpel et lisser. Pour en savoir plus, consulter l’article d’Emilie des neo-céramistes

Si elle est traversante, inutile d’essayer de la réparer ça ne marche pas, elle revient au séchage.

Ci-dessous, fissure traversante d’un plat-à-tarte en terre-à-feu.

La fissure traversante se voit à l’endroit et à l’envers du fond du plat. Je l’ai observée sur nombre de plats-à-tarte. J’ai essayé au tournage de bien étaler la terre en la ramenant vers le centre et en l’écartant vers le bord plusieurs fois, de bien éponger le fond à l’éponge, rien n’y fait, une fois sur deux j’ai ce problème récurrent. Les plats partent systématiquement au recyclage. D’où cela vient-il ?

Cela provient d’une rétraction inégale de la terre, par inclusion d’une bulle. La solution ( mais peut-être n’est-ce pas la seule): en fin de préparation de la terre sur la plaque de plâtre, constituer un cône (image de gauche) puis installer la motte avec le cône inversé sur la girelle (image de droite). Cela évite d’emprisonner des bulles.

Résultat, je n’ai plus trop de souci sauf avec de la terre recyclée insuffisamment préparée qui peut contenir des bulles. Ci-dessous un plat sans fissure

Si la fissure apparaît après la cuisson du biscuit, le plat est mis au déchet, impossible de réparer.